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ACTUALITÉS RELIGIEUSES
Le pape invite à promouvoir un humanisme chrétien authentique
ROME, Vendredi 29 Janvier 2010 (ZENIT.org) - Evoquant notre époque dominée par « le relativisme et le subjectivisme », Benoît XVI a rappelé l'importance d'un humanisme chrétien authentique capable d'harmoniser foi et raison.
Le pape a reçu en audience, le 28 janvier, les membres des 7 Académies pontificales (cf. Zenit 26 janvier) à l'occasion de leur Séance publique sur le thème de « la formation théologique du prêtre ».
Pour faire face à « des méthodes et des attitudes superficielles (...) qui causent du tort au sérieux de la recherche et de la réflexion », a affirmé le pape, les Académies pontificales doivent favoriser une formation « qui encourage l'homme dans son intégralité ».
Pour éviter « une carence des points de référence des idées et de la morale qui pénalise particulièrement la vie civile et surtout la formation des jeunes générations », il faut « offrir des valeurs et une vérité, des raisons de vivre et d'espérer qui puissent intéresser tout le monde, particulièrement les jeunes », a souligné le souverain pontife.
« Cet engagement doit être particulièrement actif dans le domaine de la formation des candidats au ministère sacerdotal ».
Les Académies pontificales, a-t-il poursuivi, sont particulièrement appelées, dans la recherche philosophique et théologique, « à offrir une contribution qualifiée, compétente et passionnante, afin que toute l'Eglise, et le Saint-Siège en particulier, puisse avoir l'occasion, le langage et les moyens adaptés pour dialoguer avec les cultures contemporaines et répondre efficacement aux questions et aux défis qui l'attendent dans plusieurs domaines du savoir et de l'expérience humaine ».
Le pape a ensuite rappelé la rencontre avec les artistes qui s'est déroulée le 21 novembre dernier dans la chapelle Sixtine. Il a défini le « dialogue entre foi chrétienne et créativité artistique » de « délicat et important ».
Le Saint Père a aussi invité à s'inspirer du modèle de saint Thomas d'Aquin. « Il réussit en effet à instaurer une confrontation fructueuse avec les pensées arabe et juive de son temps et, faisant un trésor de tradition philosophique grecque, il produit une synthèse théologique extraordinaire, harmonisant pleinement la raison et la foi ».
Joie au Vatican : le patriarche serbe invite le pape pour 2013
ROME, Vendredi 29 Janvier 2010 (ZENIT.org) - Le Vatican a salué comme « très encourageante » l'invitation faite par le nouveau patriarche de l'Eglise orthodoxe serbe à Benoît XVI, à une grande rencontre œcuménique en 2013.
Le père Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, a déclaré au quotidien serbe Blic qu'il s'agissait d'une annonce « que nous accueillons avec une grande joie ».
Elu le 22 janvier, le patriarche serbe Irénée a évoqué l'opportunité d'une visite de Benoît XVI à Nis, ville dont il était il y a peu évêque, à l'occasion du 1700e anniversaire de l'Edit de Milan. Située dans le sud-est de la Serbie, Nis est le lieu de naissance de Constantin le Grand qui promulgua l'Edit de Milan en 313.
Cet Edit établit la liberté religieuse dans l'Empire romain, mettant fin aux persécutions des autorités contre certains groupes religieux, en particulier les chrétiens.
Pour le père Lombardi, il s'agit d'un « signe » confirmant « le fait que le dialogue commencé avec le patriarche Paul (son prédécesseur à la tête de l'Eglise orthodoxe serbe), continuera avec le nouveau patriarche ».
Il a également souhaité « un pas supplémentaire pour que nous puissions nous rencontrer et considérer les possibilités de coopération ».
Selon le porte-parole du Vatican, il est prématuré de parler de programmes ou de rencontres, mais à ses yeux, le Saint-Siège suit avec grand intérêt cet événement si important pour l'Eglise en Serbie.
Selon le patriarche, la visite du pape en Serbie « pourrait être l'occasion pour nos Eglises d'établir un premier contact et, avec un peu de chance, de continuer ces contacts et d'entreprendre un nouveau chemin ».
Lors de cette conférence de presse historique - jusqu'alors, aucun patriarche serbe n'avait choisi ce moyen de communication -, il a ajouté : « Ce nouveau chemin devrait être chrétien et sincère, avec le désir de constituer une unique Eglise du Christ ».
Le pape à la rote romaine : pas de déclaration de nullité à tout prix
ROME, Vendredi 29 Janvier 2010 (ZENIT.org) - Benoît XVI a invité les membres du tribunal de la Rote romaine à éviter de rechercher « à tout prix » à arriver à une « déclaration de nullité ».
Il est important de « tout mettre en œuvre », chaque fois que cela semble possible, « pour pousser les conjoints à éventuellement confirmer leur mariage et à rétablir leur vie conjugale », a aussi souhaité le pape, qui a reçu ce vendredi en audience les membres du tribunal de la Rote romaine à l'occasion de l'inauguration de l'année judiciaire.
« Certains pensent que la charité pastorale pourrait justifier toute action en vue d'une déclaration de nullité du lien matrimonial, pour aller à la rencontre des personnes qui se trouvent en situation matrimoniale irrégulière », a affirmé le pape.
Pour lui, « il faut avoir horreur des appels pseudo pastoraux qui situent les questions sur un plan simplement horizontal, où ce qui compte est de satisfaire des requêtes subjectives pour arriver à tout prix à une déclaration de nullité, afin de pouvoir dépasser, entre autres, les obstacles à la réception des sacrements de la pénitence et de l'Eucharistie ».
« La réadmission à la communion eucharistique après la réconciliation sacramentelle exige au contraire de considérer le bien authentique des personnes, inséparable de la vérité de leur situation canonique », a expliqué le Saint Père. « Ce serait un bien fictif et un grave manque de justice et d'amour d'aplanir leur route vers la réception des sacrements, avec le danger de les faire vivre en contradiction objective avec la vérité de leur condition personnelle ».
Prudence, justice et force pour les « acteurs du droit »
Le souverain pontife a évoqué l'importance du droit canon, trop souvent « sous-évalué, comme s'il s'agissait d'un simple instrument technique au service d'un intérêt subjectif, même s'il n'est pas fondé sur la vérité ». « Il faut au contraire que ce droit soit toujours considéré dans son rapport essentiel à la justice, en prenant conscience que l'activité juridique dans l'Eglise a comme fin le salut des âmes », a-t-il ajouté.
« Le procès et la sentence ont une grande importance pour les parties comme pour l'équipe ecclésiale, et cela acquiert une valeur tout à fait singulière quand il s'agit de se prononcer sur la nullité d'un mariage, qui concerne directement le bien humain et surnaturel des conjoints, ainsi que le bien public de l'Eglise ».
Le pape a invité les « acteurs du droit » à la « prudence », à la « justice » mais aussi à la « force ». « Cette dernière devient la plus importante quand l'injustice semble la voie la plus facile à suivre ».
« Tous ceux qui travaillent dans le domaine du droit, chacun selon sa fonction, doivent être guidés par la justice », a-t-il insisté. « Je pense en particulier aux avocats, à ceux qui doivent non seulement porter attention au respect de la vérité des preuves mais aussi éviter avec soin d'endosser, comme des juristes de confiance, la défense de causes qui, selon leur conscience, ne sont pas objectivement soutenables ».
« L'amour pour Dieu et pour le prochain doit renseigner toute activité, même si elle est apparemment technique et bureaucratique. Le regard et la mesure de la charité aidera à ne pas oublier que l'on est toujours devant une personne marquée par des problèmes et des souffrances », a-t-il enfin souligné.
La rote romaine juge en deuxième instance les causes ayant été déjà jugées par les tribunaux diocésains, en particulier pour ce qui concerne les demandes de reconnaissance de nullité d'un mariage sacramentel. C'est également la juridiction d'appel du Tribunal ecclésiastique de la Cité du Vatican. Enfin, la Rote juge aussi en troisième et dernière instance, les causes déjà jugées par les autres tribunaux d'appel.
Marine Soreau
Dominicains du Canada
Ordre des Prêcheurs
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C'est une très ancienne dévotion. En effet, si l’on remonte aussi loin qu’au 12e siècle, on voit le grand saint Bernard honorer d’une façon particulière une relique de ce puissant apôtre. Il demanda à celui qui l’avait si bien protégé et aidé en maintes circonstances de lui continuer son assistance. Sainte Brigitte de Suède (1302-1373) reçut du Seigneur ce conseil : « Prie Saint Jude avec grande confiance car, fidèle à son nom de Thaddée – l’aimable et le bon – il sera empressé à t’aider ». 